Des hommes couleur de ciel d’Anaïs Llobet

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Des hommes couleur de ciel d’Anaïs Llobet

Éditions Humensis

Sortie le 09/01/2019

Note : 4/5


 

Des bombes viennent d’exploser dans un lycée de la Haye. A l’heure du déjeuner, tous les élèves se ruaient à la cantine quand l’horreur a frappé. Une vingtaine de morts, des élèves, des professeurs… Mais qui a bien pu commettre un tel massacre ? Quel monstre a pu ôter la vie à des êtres innocents ? Alice, professeur de russe dans ce même lycée se rend sur place et va découvrir une catastrophe bien plus grande encore que ce que toutes les caméras divulguent…

Les hommes couleur de ciel est le deuxième roman fort réussi d’Anais Llobet. Journaliste, on sent dans son écriture l’urgence et l’essentiel d’un récit choc. Avec des mots choisis, elle a un style épuré et direct.

L’histoire qu’elle a décidé de nous raconter est dure, émouvante et elle donne juste.
On ressent tout autant la peur d’Oumar que la haine de Kirem. On accepte l’ambivalence de ces jeunes réfugiés, perdus entre la liberté et les valeurs anciennes, entre un avenir possible et des racines à respecter.

Oumar est particulièrement attachant. Ce jeune garçon, écartelé entre une enfance traumatisante et un avenir incertain, nous entraîne avec lui sur le long chemin de l’exil. de ses blessures, de ses silences, on comprendra qu’être soi-même est une richesse, qu’elle se gagne parfois au prix d’une vie, d’une cellule de prison ou d’un mensonge…

Deux frères, c’est comme deux mains, leur disait Taïssa. Elles vivent leurs vies, mais elles restent inséparables. Depuis que les bombes ont explosé, Oumar a l’impression d’être devenu manchot

Merci aux 68 premières fois pour ce magnifique partage !

68 premières fois

16 réflexions sur “Des hommes couleur de ciel d’Anaïs Llobet

  1. Un livre coup poing! C’est un sujet difficile. Je travaille dans une école menant les jeunes vers le marché du travail (au Canada, c’est un Collège technique) et j’ai parfois peur de cette violence, de ces drames qui affligent les institutions d’enseignement. Nous ne sommes jamais protégés d’actes terribles… un tireur fou, un poseur de bombe, ça existe. Belle chronique et défi relevé pour mai.

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