Les confluents d’Anne-Lise Avril

Les confluents d’Anne-Lise Avril

Editions Julliard

Sortie le 19/08/2021

Note : 4/5


 

Liouba et Talal sont des voyageurs. Ils parcourent le monde sans relâche. Tous les deux journalistes, l’une s’attache aux forêts, à leur survie, aux quelques miracles qui les maintiennent en vie. L’autre photographie les visages des hommes, femmes et enfants qui se battent ou qui s’exilent. Il leur arrive parfois de se croiser et de sentir à quel point ils sont importants l’un pour l’autre. Mais croire en ce fil fragile qui les unit n’est pas facile. Ce serait renoncer à ce qui les pousse toujours plus loin, à décaler les frontières du possible, à perdre cette liberté de mouvement…

Ils étaient deux membres d’une nation d’observateurs qui parcouraient la planète, inlassablement, pour en traquer les failles, pour en saisir les conflits, pour en enregistrer l’écho et s’en faire les porte-voix.


Le premier roman d’Anne-Lise Avril évoque avec une infinie douceur, une enivrante poésie de notre place en ce monde qui souffre et qui se bat.
Qu’il s’agisse de guerres ou du réchauffement climatique, nous sommes face à des situations d’une rare violence.

Anne-Lise Avril réussit le tour de force de nous captiver avec des sujets engagés, des scènes de désolations. Elle fait naître en nous un sentiment d’impuissance mais aussi cet espoir fou que tout est encore possible.
Que ce soit d’un amour impossible, d’une expérience un peu fantaisiste ou d’un engagement sans limite, tout peut exister, vivre et se renforcer si l’on y croit…

Les confluents est un roman fait d’images, de sons, d’odeurs. C’est un voyage pour les sens. C’est une fuite vers un monde en devenir. Sera-t-il meilleur ou pire ? L’espoir et le doute planent au-dessus de nos têtes, comme la brume à la cime des arbres de Liouba. Saurons-nous sauver notre terre, ancrer nos racines et nous battre pour qu’elle se relève, à l’image des ses populations blessées photographiées par Talal ?

Un roman à lire, à partager et à méditer…

Parce que nos racines s’étaient suffisamment estompées pour que rien ne nous retienne à l’endroit où nous habitions. Parce qu’il y avait des lieux qui nous appelaient, toujours. Quelque chose nous poussait vers eux. Peut-être que nous avions ce désir de trouver, quelque part sur la planète, un nouvel endroit où nous aurions pu vivre.

2 réflexions sur “Les confluents d’Anne-Lise Avril

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