Le complexe de la sorcière d’Isabelle Sorente

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Le complexe de la sorcière d’Isabelle Sorente

Editions JC Lattès

Sortie le 08/01/2020

Note : 3.5/5


 

Lorsqu’une sorcière apparaît, jour après jour, dans les rêves de la narratrice, commence alors pour cette dernière une nouvelle quête. Alors qu’elle est déjà en plein questionnement, cette femme aux yeux transparents, et les tortures qu’elle a subi, pousse la narratrice à aller plus loin dans ses réflexions, au-delà d’elle-même…

J’avais tout d’abord été attirée par la couverture et le titre énigmatique de ce livre. Je m’y suis lancée sans trop chercher à savoir ce qu’il racontait. J’ai lu quelques chroniques au fil des blogs et mon intérêt est allé grandissant.

J’ai été déroutée par cette lecture. Tout d’abord parce qu’il ne s’agit absolument pas d’un roman, ni d’une autobiographie pour moi. Ce n’est pas véritablement une autofiction, ni tout à fait un essai. J’ai plus de facilité à dire ce qu’il n’est pas, plutôt qu’à dire ce qu’il est.

Ce sont peut-être simplement les réflexions d’Isabelle Sorente, ses recherches et ses travaux, ses souvenirs, et les rapprochements qu’elle établit entre l’histoire des sorcières et nos propres vies.
J’ai aimé sa façon de nous exposer les faits, de revenir sur les chasses aux sorcières, le contexte et l’oubli. J’ai été absorbée ensuite par ses souvenirs, ses souffrances et ses introspections, la façon pudique qu’elle a eu de nous les offrir.

L’imagination est une chose sérieuse lorsqu’elle se met au service de la mémoire, un peu comme un détective privé qui se voit confier une mission.

Enfin, j’ai trouvé très intéressant l’idée de cette ligne transgénérationnelle, le partage des douleurs, des frayeurs et des blocages qui aujourd’hui rendent les femmes toujours craintives mais battantes, avec une confiance en soi toujours fragile mais qui se relèvent toujours.

Je pense qu’il serait bon que ce livre reste sur nos tables de chevet, et qu’on vienne y puiser un peu de force, un peu de courage et beaucoup d’amour…

Merci à NetGalley et aux Éditions JC Lattès pour leur confiance…