Les garçons russes ne pleurent jamais de Valérie Van Oost

Les garçons russes ne pleurent jamais de Valérie Van Oost

Editions Librinova

Sortie le 19/10/2020

Note : 4/5


Juliette est une mère désemparée. Elle a tout essayé mais elle ne sait plus comment faire pour éviter l’éloignement de son fils Sacha. Il y a 17 ans, c’est avec Antoine, son mari, qu’ils sont partis en Russie adopter ce petit garçon de 10 mois. Aujourd’hui, elle mise ses derniers espoirs sur la croisière qui les entraîne sur la Volga, à le recherche d’un lien distendu… Les racines de Sacha sont leur dernière chance de calmer la colère qui gronde en lui…

J’ai fait la rencontre de Valérie van Oost avec son premier roman, Hurler sans bruit. Son écriture m’avait touché.
Les garçons russes ne pleurent jamais est à la hauteur de mes souvenirs de lecture : juste, touchant et parfaitement construit.

Valérie van Oost nous fait voyager. Sur la Volga et aux centres des villes russes mais aussi au cœur d’une famille malmenée.
L’adoption est le sujet principal de ce roman. L’auteur s’attarde tout autant sur le vide que ressent Sacha, les questions qu’il se pose sur son pays, son passé et l’avenir qu’il ne connaîtra jamais, que sur la souffrance de Juliette dont le lien avec cet enfant ne semblait jamais pouvoir se briser. On ressent toute les difficultés de l’un et l’autre, le chemin sinueux qu’ils suivent l’un vers l’autre.

Au gré du rap et des airs de musique classique, entre l’errance dans les nuits parisiennes et la solitude qui se cache derrière des portes fermées, on assiste, impuissants, à la longue chute de cet amour fusionnel…

Deux histoires unies par le manque »

Un roman d’une grande justesse, sur le combat d’une mère, celui de toute une vie, une femme que rien n’arrêtera pour garder son enfant à ses côtés… Merci à l’auteur pour sa confiance.

Il était son fils. Instantanément. Viscéralement. Il n’était pas la chair de sa chair. Il était bien plus que ça. Il était le cœur battant qui apaisait l’emballement du sien. Il était la chaleur affluant dans tout son être.


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Mumu dans le bocage ♦